Je ne me retourne pas et m'élance dans la foule, jusqu'à ne plus entendre le son de sa voix. Je le hais aussi. A bout de souffle, je m'arrête. La tête qui me tourne encore, quelque peu. Ma respiration saccadé, je m'adosse à un mur, pour reprendre lentement celle-ci. Les larmes inondent encore, mes joues. Je les hais tous les deux. Jamais, jamais, je ne pourrais leurs pardonner, de ne pas avoir, au moins essayé de reprendre contact avec moi. *Comment peux-tu dire ça ? Tu n'en sais rien, tu ne leurs a même pas demandé* Peut-être, mais, je n'ai pas besoin de leur demander pour le savoir. *Yumi, grandi un peu. Ils n'en avaient peut-être pas les moyen.* Je ... je ne sais plus ... *Réfléchis, pense à ce qui vient de se passer* Mmmh.
Je me couche sur le banc et ferme les yeux. L'esprit dans le vague, j'essaie de réfléchir, quand même. La haine ne fait, malheureusement, que s'amplifier. Les poings toujours aussi serrés, je rouvre mes yeux, ceci on littéralement changé de couleurs. D'un rouge vif, je m'avance, à nouveau, dans l'immense foule, rassemblé autour de la scène, poussant, toute personne se trouvant sous mon passage. Arrivé, au premier rang, je me place de façon à ce que Bill me regarde bien dans les yeux. A mon grand plaisir, il repose ses yeux sur moi, je le fixe, un sourire sadique, s'affiche sur mon visage. Je ferme les yeux d'un coup, élance mes bras en arrière, cambre mon dos et une force, surhumaine, je dirai, s'élance vers Bill et le fait tomber en arrière. Sa tête heurte le planché, et il tombe dans l'inconscience.
Je me referme sur moi-même, tombe à genoux et reprend doucement mes esprits. Je relève la tête et peux voir, un groupe de personne regroupé autour d'un corps inerte se trouvant par terre, sur la scène. Je fronce les sourcils, je me fige, le corps en question est celui de Bill.
Me souvenant, ce que je venais de faire, il y a de cela, à peine deux minutes. « C'est à cause de moi, qu'il est comme ça. Non, je n'ai quand même pas fait ça, non ... criai-je ». Heureusement, personne ne pouvait m'entendre, le bruit de la foule encore, énorme. Je plonge ma tête dans mes mains, mes larmes s'amplifiant, je le haïssais peut-être mais je n'ai jamais voulu lui faire ça. A cause, de moi, il est peut-être ... mort. « P*tain, de pouvoir, je ne vous veux plus ! Lançais-je à nouveau ». C'est encore à cause d'eux, tout ça.
Je me remets sur pieds et regarde autour de moi. Il n'y a plus personne. Quand, j'entends une voie, derrière moi.
« ... : Humm ... Mademoiselle, je vous demanderais de quitter les lieux ! S'il vous plait ! »
Je me retourne alors.
« ... : O.O. Yumi.
Moi : Oui, je ... Saki est-ce-que Bill va bien ?
Saki : Mmmh ... je ne sais pas. Il a été emmené à l'hôpital. Il était inconscient, sa tête saignait ... =S
Moi : (baissant la tête) ...
Saki : Ne t'inquiète pas notre cher petit Bill est plus fort que tu ne le crois.
Moi : Je le sais ... Enfin, je les su !
Saki : Pardons ?
Moi : Non, oublie.
Saki : Humm ... Mais c'est bizarre. Je n'ai rien vu, pourtant. Personne ne la poussé. A moi, qu'il y ait des forces, extérieur. »
Il me regarde intensément. « Le saurait-il ? Me demandais-je intérieurement ».
«Saki : Allez, je pourrais juste te parler en privé, Yumi ?
Moi : Pourquoi ?
Saki : S'il te plait, c'est important.
Moi : Mmmh, ok. Je préviens juste mes amis d'abord ! »
J'attrape mon téléphone et compose le numéro de Jin.
« Jin : Ah, enfin. Yumi. Mais où es-tu ? On ta cherché partout.
Moi : Ne t'inquiète pas, je vais bien. C'est pour te dire, que j'ai euh ... rencontré un membre de ma famille, ma grand-mère. Donc je reste encore, rentrez sans moi.
Jin : Tu es sûre ? On peut attendre, sa ne dérange pas Kai. (Anciennement Kaori).
Moi : Oui, oui. Allez, à demain. Je t'aime !
Jin : Oui, je t'aime aussi. »
Je raccroche puis suit Saki, qui m'emmène dans le locale de tout à l'heure. Je me rassois sur le fauteuil, une boule se forme dans mon ventre. « Que va-t-il encore, me demander ? ... ».
« Saki : Humm ... Yumi, je voudrais savoir. Pourquoi tu es parti, tout à l'heure, quand David Jost est arrivé ?
Moi : (baissant la tête) Parce que ... »
De légères perles salées, coulent à nouveau, le long de mes joues. Pourquoi mon passé me rattrape t-il toujours ? Je voudrais tellement oublier. Les oublier.
Je sens une main se poser sur mon épaule, une voie me disant de me calmer et que ca va aller. Mais non, ca n'ira plus jamais bien, depuis mon départ tout marche de travers, depuis l'arrivé de ce P.M, de mes pouvoirs.
« Saki : Allez, calme-toi !
Moi : ...
Saki : David m'a en quelque sorte expliqué ... Enfin, il n'en est pas sur.
Moi : Je le hais. Je ne pourrais jamais le pardonner.
Saki : Alors, tu es vraiment ... sa ... ?
Moi : Vous pouvez le dire. Oui, je suis sa fille.
Saki : Mmmh ... Pourquoi ne vas-tu pas t'expliquer avec lui ?
Moi : Je ne veux plus JAMAIS lui parler.
Saki : Mais voyons Yumi, il reste et restera ton père !
Moi : Oui, certainement mais il n'avait qu'à reprendre contact avec moi. Puis, d'abord, je n'ai pas à vous raconter tout ca, je ne vous connais pas.
Saki : Moi, je te connais. Il m'a souvent parlé de toi et ta mère. Voilà, pourquoi j'ai tout de suite trouvé que tu lui ressemblais, malgré que tu aies grandi sur la dernière photo qu'il a de toi. Il ne sait toujours pas pourquoi, ta mère la quitté, il ne pense sans cesse qu'à vous. Et il n'a pas pu reprendre contact car ta mère est partie comme ça, sans ne lui donner aucune indication de l'endroit où vous étiez.
Moi : Il aurait pu faire des avis de recherche.
Saki : Non, il sait dit, elle ne voulait peut-être plus de moi, alors je ne vais pas l'embêter plus longtemps. Même si, encore aujourd'hui, il ne comprend pas, le pourquoi de sa fuite.
Moi : Mais, il aurait pu penser à moi. Je ... j'ai essayé de chercher un numéro, mais je n'ai rien trouvé ...
Saki : Mmmh ...
Moi : Bon, je vais devoir y aller. Je vous laisse. Au revoir. »
Je me lève et me dirige vers la porte mais Saki me retient par le bras.
« Saki : Tien mon numéro, si jamais. Nous restons au Japon. Les garçons veulent faire une petites pause, en même temps, ils en auraient été obligé comme Bill ... Bref, nous sommes là pour deux bon mois. Si tu as besoin, je serai là.
Moi : D'accord.
Saki : Et dernière chose, je te connais mieux que tu ne le crois. Au revoir Yumi et contrôle toi à l'avenir. »
Je le regarde stupéfaite et en même temps étonné par ce qu'il vient de me dire. Je ne comprends pas vraiment ses paroles. Je me retourne pour faire face à la porte et m'en vais.
Je marche jusqu'à l'arrête de bus, m'assoie sur le banc, sous l'abri et attend patiemment mon moyen de transport. Je repense à cette journée, qui aurait du bien se passer, avec mes amis, voilà tout. Mais non, il a fallu que mon passé vienne tous bousiller. Revoir ces deux personnes en même temps, ma fait un terrible choc. Je ne sais plus quoi faire maintenant. « Devrais-je, aller les revoir ? » Je n'en sais rien du tout ... J'espère qu'il va bien, en tout cas. « Ahah, non et non. Je le hais ... me repris-je » Je plonge mon visage dans mes mains froide. Mais, je la relève aussitôt à l'entente de l'arrivé du bus. Les porte métallique s'ouvre, j'entre, paie 130 Yen 50 et m'installe sur un siège. Je me pousse jusqu'à la fenêtre et dépose mon front sur la vitre. Le bus démarre, en laissant échapper un dur bruit de moteur. Mes yeux regardant à l'extérieur, aperçoivent la neige, qui commence à tomber à gros flocon. Je soupire silencieusement et vois à travers le tourbillon de neige ma maison apparaître. Le bus se stop brusquement, faisant balancer mon corps d'avant en arrière. Je me lève, étourdie, et descends, lançant un bref « Au revoir » au chauffeur. La neige me gifle le visage. Je cours jusqu'à chez moi, entre et ferme la porte à la volé. J'entends du bruit provenir de la cuisine. Je m'avance et aperçois ma mère, Honshu ainsi que mes deux petites s½urs, assis autour de la table. Je suis sure qu'ils ne se sont même pas aperçus que je n'étais pas avec eux. Je n'aimais pas quand il ne faisait que m'engueuler mais faire comme si je n'existais pas, je ne peux pas le supporter. Je vois ma mère tourner les yeux vers moi.
« Mikko : Bonjour, ma chérie »
Puis, elle se relance dans sa conversation avec Honshu. Je monte dans ma chambre, la tête baissé. Je referme la porte derrière moi et me laisse tomber sur mon lit. Je déteste cette situation, de plus, que je ne sais pas comment faire pour les faire tous redevenir comme avant. Puis, mes pouvoirs qui deviennent de plus en plus incontrôlable. Je voudrais tellement être une jeune fille normale. Bien sûr, d'après mon arrière grand-mère, c'est une grande chance, malgré que ceux-ci demandent une très grande responsabilité et qu'ils ne doivent pas tomber entre des mains, autres que les miennes. Et Kai, qui m'a l'air d'être un garçon très gentil et assez mignon, à vrai dire, même si, je n'ai pas une totale confiance en lui.
Je prends ma tête entre mes deux paumes et me met à crier.
« AAHHHHHH »
Je me relève et commence à faire les cent pas, traversant de long en large ma chambre. Il faut vraiment que j'arrive à les contrôler. Je ne veux surtout pas que ce que j'ai fait subir à Bill, se reproduise. « Ahh, Bill .... Soupirais-je ». Je me demande bien, à quoi se limitent mes pouvoirs. « Tient, pourquoi pas, faire des essais ? ». Je m'approche de l'interrupteur et presse celui-ci. La lumière s'éteint. Je me place, juste sous la lampe, ferme les yeux, serre les poings et respire. Je me concentre sur le fait, d'allumer la lumière mais rien ne fait. La patience n'est vraiment pas mon fort. Je commence littéralement à m'énerver.
« AAAHHH, saleté de lumière. Tu vas t'allumer ! »
Soudain, j'entends un grésillement, je lève la tête et aperçois la lumière, scintiller dans l'ampoule, mais trop élevée à mon gout. Je distingue, une légère fissure, se former sur le bas de celle-ci.
« Ah, merde. STOOOPP ! »
Après se cri, alarmant. La lumière s'éteint et l'ampoule reprend sa forme initiale.
« Ouf ... »
*Alala, tu es douée, dit donc --'!* Je débute, ok ? *Humm, ... Fait attention à toi, maintenant que tu as fait cette découverte* Moui, j'ai peur, tu sais. J'ai une impression étrange, que chacun de mes mouvements sont analyser par ce ...PM. *Mmmh, il ne faut pas que tu es peur de lui, sinon, il va le ressentir et se sentir encore plus fort, face à toi* J'en conçois. Mais, regarde ce qui me tombe dessus. Je n'en peux plus ... *Courage. Je croyais que tu voulais découvrir pourquoi, tu es partie de France. Mademoiselle, déclarerai-t-elle, forfait ?* Bien sûr que non ! *Alors ! Garde donc espoir et bas-toi Même si, PM, te menace, passe au-dessus. Crois en toi* J'essaierai =). Merci ! *Allez, va donc te coucher* Oui, une conscience, sert finalement à quelque chose *Eh oui !*.
Après, cette discussion avec ma conscience, qui me redonne quelque peu, le moral. Je fonce dans ma douche, me lave rapidement. Puis, j'enfile ma chemise de nuit en soie rouge. Pour, me jeter sous les draps, chaud. Les yeux rivés au plafond, un sourire sincère s'agrandit sur mon visage et ma voix émet une petite résonnance « J'y arriverai ! Dis-je ». Mes yeux se ferment, pour m'emmener vers la noirceur de mes pensées.
Comme d'habitude, depuis ce fameux 24 décembre 2008, ma nuit est animé par de choses, bien plus qu'étrange. Toujours ces mêmes ombres de quatre jeunes gens, cet homme le diable incarné et cette voie, qui n'arrête pas de me hurler «Sauve-moi ! ».
Vendredi, 30 décembre 2008. 15 heures 49.
Je me réveille en sursaut, comme chaque matin, sauf qu'aujourd'hui, il se trouve être quasiment quatre heure de l'après midi. Je m'essuie le front, puis me lève, tanguant légèrement. Après m'avoir passé, un coup d'eau fraiche sur le visage, je descends jusqu'à la cuisine, une nouvelle fois, un mot m'attends sur le revers du plan de travail.
« Bonjour ma chérie. Nous avons amené, Kimi et Kiwa chez grand-mère pour la fin des vacances. Honshu est parti en formation, une semaine. Moi, je rentre se soir. Bizou', bonne journée. Ta maman, qui t'aime »
Après l'avoir lu, je jette celui-ci à la poubelle. Ensuite, je me sors un bol et y introduit du lait ainsi que des céréales, puis j'attrape la bouteille de jus d'orange, en verse le contenu dans un verre et pars m'installer sur le canapé, devant la télé. J'allume celle-ci, zappe sur différentes chaînes, soudain je tombe sur l'actualité, où on y annonce l'hospitalisation du chanteur, Bill Kaulitz du groupe Tokio Hotel à l'hôpital de Kyoto. « Qu'ai-je fait ? » Je reste scotché devant l'écran, je n'aurai jamais imaginé que cela irait jusqu'à une hospitalisation.
Quelques minutes après, j'étains la télé et dépose le tous dans le lave vaisselle. Je m'arrête un instant pour regarder le courrier et à ma grande déception, j'y trouve, à nouveau, une lettre de P.M. Je monte, en courant dans ma chambre, la jette sur mon lit et m'en vais prendre une douche.
Après, une bonne heure, à être resté assise dans la douche à réfléchir, m'avoir séché et lissé les cheveux. Je me rends, devant mon armoire et y sors un slim gris, un chemisier blanc à rayure grise, puis y ajoute un collier en argent, possédant un c½ur et mes différents bracelets.
Tous cela terminé, je m'assoie sur ma chaise de bureau et déchire l'enveloppe, avec de l'appréhension en moi, puis entame la lecture de la lettre.
« Bien, le bonjour Yumi.
Comment vas-tu, depuis la dernière fois ?
Je vois, que tu as retrouvé des êtres que tu chéries beaucoup, même si tu prétends le contraire et que tu essaies d'appendre à contrôler tes pouvoirs, je peux t'aider tu sais, il te suivit de me les donner. Bien sûr, tu as encore un peu de temps, avant le grand Jour. Je te conseille de ne pas faire confiance à des gens qui prétendent vouloir t'aider. C'est moi, ton seul espoir, sache-le bien, sinon, tu sais ce qui attend certaines personnes. Oh ! Et ce pauvre Bill, ne t'inquiète pas, ma petite, s'il meut cela en fera déjà un de moins. Et pour ta famille, ne t'attend pas à que je les fasse redevenir normale, enfin tes « parents », à par ta mère, qui peut peut-être s'en sortir. Enfin, je n'en dirai pas plus.
Je te laisse, jusqu'à ma prochaine lettre.
Mes salutations, mademoiselle.
J.
PS : Je sais TOUT de toi. »
Je chiffonne celle-ci, de multiples perles salées tombent le long de mes joues. « Je ne dois pas pleurer ! Mais plutôt, me changer les idées. » *Oulala, que vas-tu, encore faite ?* M'amuser ! * Je n'espère pas en ...* Bien sûr, que si. N'oublie pas que c'est à cause de lui que je suis comme ça *Yumi, cela fait maintenant 6 ans ... !* Et alors ! *Têtu --' ! Et juste encore un conseil. Va parler à ta mère, car d'apès la lettre, peut-être que ...!* Oui, je verrai ...
Je me lève, du lit, puis compose le numéro de Jin.
« Jin : Allo, Yumi !
Moi : Jin ! Comment tu vas ?
Jin : Très bien, c'est plutôt à toi, qu'il faut poser cette question ! Comment es-tu rentrée, hier soir ?
Moi : Ne t'inquiète pas je vais TRES bien. Je suis rentrée en bus. Ma grand-mère ne pouvait pas me ramener. Bref ... tu fais quoi ce soir ?
Jin : Euh, rien pour le moment !
Moi : Ah bah, plus pour longtemps ! Sa te dis d'aller en boite ?
Jin : Quelle question ! Bien sûr, que oui !
Moi : Géniale. Rendez-vous à 21 heures chez moi !
Jin : Ok, je te cherche, si tu veux et est ce que, je peux demander à Kai de venir ?
Moi : Pas de problème. Ta accroché avec lui, avoue ?
Jin : Oui 8D.
Moi : x) ! J'en étais sur ! Allez, à ce soir. Je t'aime !
Jin : Moi aussi. »___________________
Bonjours mes chères lectrices.
J'espère que ce chapitre est à la hauteur de vos espérances.
Personnellement, je le trouve pas terrible =/.
Enfin, place aux questions !
Comment, pensez-vous que les pouvoirs de Yumi, vont évoluer ?
A-t-elle, toujours des sentiments pour Bill ? Saki, pourra t-il l'aider ?
Je vous laisse à vos claviers.
Bizou' <3'
'Love you.
Pix : Yumi . S'telle.